radio

Partagez | .
 

 11/12/2014 Les InrocKs Style parlent de la Capsule n°2 de mosaert !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Lily

avatar
Messages : 882
Date d'inscription : 19/01/2012
Age : 20
Localisation : Bordeaux
Administrateur
Revenir en haut Aller en bas
11/12/2014 Les InrocKs Style parlent de la Capsule n°2 de mosaert !   Dim 14 Déc 2014 - 1:13



Les InrocKs Style ont consacré un très bel article à la seconde Collection Capsule de mosaert !
La rencontre a eu lieu lors de l'inauguration de la Capsule n°2 à la boutique Colette, à Paris.

Stromae: « Jouer avec les codes masculin/féminin est un moteur créatif pour moi »



Depuis avril 2014, date de lancement de la capsule n°1, il est désormais possible de "porter du Stromae". Mosaert (anagramme de Stromae, à prononcer comme le compositeur), label mené par Paul Van Haver/Stromae et son équipe (composée de son frère Luc, son manager, sa styliste, le duo de graphistes Boldatwork et un producteur exécutif) élargit son domaine de compétences au support textile : une collection de polos et chaussettes coordonnées prolongeant l'univers haut en couleurs de l'artiste belge. Rencontre

Les vêtements Mosaert sont d'abord connus à travers le personnage public de Stromae, qui les utilise pour ses costumes. Qu'est ce qui a poussé le collectif à produire des collections commercialisées ?


Luc Junior Tam (direction artistique) :
Stromae a un univers fort : les visuels étaient déjà extrêmement travaillés pour les shows. Paul voulait que ça se transmette aussi par les habits, et c'est là que ça a commencé. Il est devenu rapidement évident qu'on avait envie d'aller au-delà de la scène.

Paul Van Haver/Stromae (direction artistique) : Et ça a évolué aussi à travers le support. Ce n'est pas juste un copié/collé de l'univers qu'on a mis en place, c'est vraiment quelque chose qui évolue avec les autres domaines de création, le live, les vidéos.


L'équipe de Mosaert (g-d) : Dimitri Borrey (manager), Thomas Van Cottom (producteur exécutif), Coralie Barbier (styliste), Luc Junior Tam et Paul Van Haver/Stromae (direction artistique), Vincent Losson et Olivier Gillard (Boldatwork - graphistes) (photo Michael Ferire)

Coupes classiques et imprimés flash, mélange des styles wax africain et gentleman anglais, rythmes joyeux et textes graves... Pour vous, la création naît-elle du paradoxe?


Vincent Losson (graphisme) :
Il y a effectivement un équilibre entre deux univers dans les chansons [de Stromae], et nous on essaie de le traduire plastiquement. Par exemple, si on a des couleurs douces, on va mettre des couleurs plus flash pour contrer ça.

Coralie Barbier (stylisme) : Le contraste est très important, et la mixité aussi finalement. Des choses qui de prime abord n'allaient pas ensemble... Je pense que le style anglais et le style wax africain ce ne sont pas des choses qui sont prédestinées à se rencontrer. Mais on trouvait ça intéressant de provoquer cette rencontre, d'où l'idée de contraste, un truc qui va venir un peu bousculer les idées reçues.

Stromae : Et puis il y avait un troisième élément - parce que sinon c'est trop facile - en plus de la wax et du style gentleman, on s'est aussi inspirés de l'aspect mathématique. On a ces trois inspirations, et parfois ça va un peu trop dans un sens, parfois trop dans l'autre, et quand on est plus au moins au milieu alors on est bons.

L'album s'appelle Racine Carrée, vos visuels reprennent les perspectives isométriques d'Escher... D'où vient cette obsession pour l'esthétique des disciplines mathématiques ?


Coralie Barbier :
Le côté mathématique, c'est notre interprétation de la modernité. On avait envie de revenir dans notre temps.

Stromae : C'est pas très sexy mais on l'a interprété à notre manière. Une sorte de surréalisme géométrique. On est partis dans le délire Escher mais c'est vrai que la géométrie existe déjà dans la wax de base. Mais elle est plus aléatoire, et nous on essaie vraiment d'y trouver une logique à chaque fois.


Mosaert Capsule n°2 chez Colette (photo Michael Ferire)

Stromae, sur scène, vous changez de tenue à chaque chanson phare pour "coller" à l'univers du clip. Vous avez commencé en habillant votre personnage : est-ce que c'est important pour vous d'endosser ce costume là?


Stromae:
Forcément c'est nécessaire. Parce qu'à chaque fois c'est un nouveau prétexte pour créer d'autres univers. Si c'était possible de changer de tenue à chaque chanson je le ferais.

Mais la majeure partie du show est pourtant assurée en chemise blanche ?


Stromae :
On n'a pas poussé le truc super loin, parce qu'on peut vite partir dans le ridicule. Il fallait que ça reste naturel, humain. Alors je passe les deux tiers du spectacle en chemise blanche, nœud papillon, pantalon noir. Je trouvais que c'était important de ne pas en faire trop - sinon on va voir Lady Gaga. Et même si j'essayais de faire du Lady Gaga, je n'y arriverais jamais. Pour moi, il s'agit juste de se changer un petit peu pour redonner vie au truc. Tous les morceaux n'ont pas une tenue attitrée non plus : à ce jeu là on risque de s'y perdre vite. Il ne faut pas toujours absolument trouver un concept, ça peut vite partir dans la surenchère. Il peut y avoir des récurrences qui ne sont pas forcément bonnes, à mon avis.

Vous jouez souvent sur les codes masculin-féminin. La représentation du genre, c'est quelque chose qui vous intéresse ?


Stromae :
A mort. Jouer avec les codes masculin/féminin est un moteur créatif pour moi.

Coralie Barbier : On s'est rendu compte que le côté unisexe était très important dans la conception des capsules Mosaert. Rien qu'au niveau des tailles, ça va de la taille 1 à la taille 4 parce qu'on ne voulait pas les associer à un sexe précis. Les modèles sont exactement les mêmes, qu'ils soient portés par un homme ou une femme. Le côté créations unisexe a surtout été amené par Paul, qui a une sorte de jalousie envers la diversité des vêtements féminins. L'envie de base était de sortir du moule habituel de l'homme : c'est unisexe, mais l'homme reste le point de départ, tout en puisant sa richesse dans le vestiaire féminin où on va prendre certains codes précis. La création est guidée par des coupes très basiques, mais avec des petites touches qui vont nous permettre de passer d'un vestiaire à l'autre.

Stromae : Comme le col Claudine, les manches trois quarts... Des trucs qui chez la femme sont devenus complètement désuets, limite on n'a pas vu ça depuis des décennies. Et pour l'homme, j'ai du tomber une fois en chinant sur un gilet du style, mais en seconde main, sinon c'est introuvable. C'est un peu dommage que les codes du vestiaire masculin soient si figés.


Quel est votre rapport personnel à la mode ? Avez-vous des créateurs préférés ?


Stromae :
Au niveau des créateurs, c'est compliqué - je ne m'y connais pas trop dans la mode. Dans mon style, il y a un peu de tout : du seconde main, du mass market - Topman, H&M, Zara tout ça - et puis en même temps ça m'arrive de mettre un peu d'argent dans une pièce qui vaut le coup, et encore. Parce que finalement je trouve que le vrai plaisir est dans le rapport entre le prix qu'on met et le kiff, l'espèce de singularité de cet objet qu'on trouve. Plus il est singulier et moins on a payé, plus le réconfort est grand, je trouve. Aller payer mille boules pour un pull, ok si c'est le plus beau pull que t'as vu de ta vie. Mais finalement il n'est plus si marrant ton pull: le fait de mettre un gros prix dessus ne va pas ajouter de la valeur, au contraire, c'est presque comme s'il n'y avait pas vraiment de mérite. Le vrai mérite c'est de tomber sur LA pièce de dingue qu'on a payée quinze boules, en seconde main, un truc de ouf - c'est comme ça que je vois la mode.

Les capsules Mosaert sont disponibles dans trois points de vente seulement. Pourquoi ce choix ?


Coralie Barbier :
On est tout petits encore, ce sont des choses qui doivent s'installer. Le lancement de la première capsule s'est faite à Bruxelles, chez Hunting and Collecting, et la deuxième chez Colette. Se positionner dans une boutique c'était important pour nous, aussi par rapport à la notoriété du projet musical : on avait envie que ça devienne des collections de mode à part entière.

Stromae : L'idée n'est pas d'avoir un maximum de boutiques, ça reste des collections capsules. Mais c'est sûr, il y aura une capsule trois - on s'amuse bien, alors on continue.



Mosaert Capsule n°2, en vente chez Colette (Paris), Hunting and Collecting (Bruxelles), Van Ravenstein (Amsterdam) et sur mosaert.com (photos de la collection : Benjamin Brolet et Antoine Melis)


A bientôt les amis, Lily (:
Voir le profil de l'utilisateur

Stromae mon idole, ma vie

avatar
Messages : 72
Date d'inscription : 12/11/2014
Age : 14
Localisation : Belgique, province du Luxembourg
Membre
Revenir en haut Aller en bas
Re: 11/12/2014 Les InrocKs Style parlent de la Capsule n°2 de mosaert !   Dim 14 Déc 2014 - 13:02

Merci beaucoup ! Je voulais vous demandez, les "Les InrocKs Style" c'est un magazine ?

Si oui, ou peut on le trouver ? Parce que je parcours pleins de librairie en ce moment pour trouver des choses sur Stromae, mais appart le numero special, il n'y a rien d'autre.
Voir le profil de l'utilisateur
 

11/12/2014 Les InrocKs Style parlent de la Capsule n°2 de mosaert !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 11/12/2014 Les InrocKs Style parlent de la Capsule n°2 de mosaert !
» dans quel style de musique est ac/dc ????
» [Info] Bill : nouvelle coiffure, nouveau style : photos !
» weiss style 2 Ermanno Pasqualato (et footdrums)
» Continental Tricone Style 1 (CS-1)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
STROMAE - SON FORUM OFFICIEL  :: STROMAE :: Presse :: Sur Internet-

Sitemap

Partenaires

BoosterForum.com : Echange de clics !
Les dernières places pour Stromae sont chez RocketTicket
Les dernières places chez Rocket Ticket

Les groupes

Legend

Copyright 2014. Tout droit réservé. Thème créé par synchronizer-design.com